Everest Sky Race 2011

La cinquième édition de l’Everest Sky Race s'est déroulée du 28 octobre au 14 novembre 2011. L'Everest Sky Race 2011 était organisée par Great Mountain Holidays, agence basée à Kathmandu. Chandra Gurung est le directeur de la course, Pascal Beaury Sherpa est son assistant.

Vingt neuf personnes ont pris le départ: 19 coureurs dont 4 népalais, 10 trekkers. Les étapes sont les mêmes pour tous.
14 coureurs sont classés, 4 trekkers font l'intégralité du parcours.
Au terme de la course (9 étapes, 230km, 12 000m de dénivelé positif, 11 000m de dénivelé négatif), le népalais Jorbir Raï est le premier chez les hommes, Elizabeth Hawker la première chez les femmes.

A l'issue de l'Everest Sky Race, certains sont restés au Népal pour tenter l'ascension du Lobuche Est. Sept d'entre eux ont atteint le sommet.



Une Vidéo de Christophe

Des photos de l'Everest Sky Race 2011.

 

Classement des coureurs de l'Everest Sky Race 2011


Rang Nom Temps au général
1 Jorbir Khaling Raï 38 h 12
2 Deepak Raj Raï 38 h 26
3 Lizzy Hawker 38 h 54
4 Emmanuel Rémy 42 h 16
5 Peter Osterwalder 43 h 28
6 Dolma Sherpa 44 h 34
7 Richard Bull 44 h 46
8 Manikala Raï 45 h 48
9 Sylvain Bazin 45 h 55
10 Frédéric Doyen 46 h 49
11 Virginie Duterme 47 h 49
12 Beat Hintermann 50 h 01
13 Max Intermann 50 h 03
14 Philippe Pias 59 h 14

 

Toutes les étapes n'ont pas été chronométrées, les étapes 5 et 6 ont été effectuées en marche de liaison.

 

La carte du parcours


parcours 2011

 

Les étapes



En bus de Kathmandu à Dolakha


De Kathmandu à Dolakha

Vers 8h30 nous quittons Kathmandu en bus, direction Dolakha. Beaucoup de circulation pour quitter Kathmandu.

La route n'est pas facile, nous croisons des bus surchargés. Nous avons chacun un siège, personne n'est sur le toit du bus, c'est le grand luxe. Plus nous approchons de Dolakha, plus la route est défoncée.

Après 5 heures de route nous voici à Dolakha. C'est un petit village, le lodge où nous logeons est très calme.

Promenade, visite du temple, les premiers "massala tea". Il ne fait pas très beau. Nous avons même droit à un peu de pluie.

 

Dolakha   Dolakha  Dolakha

 

Première étape: Dolakha (1750 m) - Shigathi (950 m) - Suri Dhoban (1030 m)


Etape 1 La trace GPS sur wikiloc

 

Après les photos d'usage, les interviews des journalistes népalais, nous prenons le départ de la cinquième édition de l'Everest Sky Race. La pluie nous accompagne.

Dès le début de l'étape, sur 2km, nous perdons plus de 1000 mètres d'altitude. La pluie rend le terrain glissant et il faut être très vigilant. Notre route se poursuit le long de la rivière: la Tama Koski Nadi.
La pluie a disparu mais le soleil reste très timide. Le long de notre chemin nous voyons des palmiers, des rizières, des champs de millet, des forêts, des singes, d'énormes papillons bleus. Le bruit des insectes est intense.

Après le contrôle de Singathi, le chemin remonte légèrement jusqu'à notre arrivée à Suri Dhoban. L'arrivée est à la sortie du pont qui permet d'entrer dans Suri. Ici, pas de lodge, nous sommes logés chez les habitants du village. Pour les repas nous nous retrouvons tous au même endroit.

Première étape

 

Deuxième étape:Suri Dhoban (1030 m) - Manthale (1100 m) - Simigaon (2020 m)


La deuxième étape

La trace GPS sur wikiloc

La nuit se termine tôt, les népalais qui nous hébergent se sont levés vers 4 heures du matin et les bruits sont nombreux.

Le petit déjeuner est dur à avaler: une sorte de galette épaisse, bien grasse, un bout d'omelette.

Nous quittons Suri vers 8 heures par un beau petit chemin. Malheureusement on se retrouve assez vite sur une route en construction. Cette piste va permettre de relier le Népal à la Chine.

La végétation est luxuriante: bananiers, fleurs, rizières, forêts. Toujours le bruit incessant des insectes. Nous pouvons observer des singes dans les arbres.

Du côté de Congar nous arrivons sur une plate-forme du chantier immense. Beaucoup d'engins, des cabanes d'explosifs, des gros compresseurs, des ouvriers népalais, des chefs de chantier chinois. Ils construident un tunnel, élargissent les chemins à coup de dynamite. Un peu plus loin, nous allons tous nous retrouver stoppés durant un bon moment. Il faut attendre que tous les cailloux tombent suite à un tir d'explosif. Les ouvriers déblaient les dernières coulées et, avec leur autorisation, nous passons rapidement. Un peu plus loin, Pascal, qui a relevé tous les temps, donne un deuxième départ de l'étape.

Heureusement nous quittons enfin cette route en construction, à Chhetchhet nous partons à l'est dans la vallée de la Rolwalling. 700 mètres de dénivelé positif pour atteindre Simigaon. Nous prenons très vite de l'altitude au milieu des forêts de rhododendrons, puis des champs de millet, des cerisiers en fleurs. Il fait très chaud. Tout en admirant le paysage nous arrivons plus vite que nous ne l'imaginions à Simigaon. Nous passons par une cour d'école, puis tout près d'un vieux monastère boudhiste et c'est l'arrivée.

Il n'y pas trop de soleil, la vallée est toujours envahie par les nuages. Mais nous profitons bien de cette fin de journée dans ce paysage très reposant.

Après le dîner, les habitants du village nous offrent un spectacle de chants et de danses auquel tout le monde peut participer.

Nous sommes logés au dessus de la cuisine et, malgré le froid, nous sommes obligés d'ouvrir un peu la fenêtre. Les fumées qui arrivent de la cuisine nous gênent trop.

Deuxième étape

 

Troisième étape: Simigaon (2020 m) - Kharka (2740 m) - Beding (3690 m)


Etape 3

La trace GPS sur wikiloc

Le départ a lieu vers 7h30 pour les trekkeurs et les coureurs les plus lents. Les plus rapides partent plus tard.
Jusqu'à Dokhang le chemin surplombe la Rolwalling Khola. Celle-ci est tumulteuse. Nous apercevons de magnifiques cascades, nous traversons plusieurs affluents. Un pont bleu perdu dans la verdure, un pont suspendu, un tronc d'arbre en guise de pont, un autre pont suspendu, ...

Quelques petites apparitions du soleil nous offrent de belles couleurs.
A Dokhang nous rencontrons quelques népalais qui travaillent le bois.

Lorsque nous arrivons à Béding, en tout début d'après-midi, le froid se fait déjà sentir. Même dans le lodge il fait froid. Nous nous réfugions dans la cuisine pour manger et nous réchauffer un peu.

Il y a pas mal de nuages. La plupart d'entre nous se réfugient dans le duvet en attendant l'heure du thé, puis celle du dîner. Avant 20 heures tout le monde est au lit!

Durant la nuit le ciel est tout étoilé, le beau temps arrive-t-il enfin?


Troisième étape

 

Quatrième étape: Beding (3690 m) - Na (4200 m)


Etape 4

La trace GPS sur wikiloc

Au réveil il fait beau. Nous nous retrouvons tous pour le petit déjeuner. Comme l'étape du jour va être courte nous prenons tout notre temps.

Pour le départ vers 10 heures, il y a encore un peu de soleil mais beaucoup de nuages montent de la vallée.
Nous cheminons le long de la Rolwalling, c'est beau mais malheureusement les sommets sont cachés. Je suis contente car nous sommes enfin dans des paysages minéraux. Nous prenons doucement de l'altitude et très rapidement nous sommes à Na.

A Na, pas de grands lodges, nous nous répartissons dans cinq lodges différents. Une pièce cuisine avec un poêle, une table, des châlits avec un matelas peu épais et bien ferme. Ils font office de sièges et de lits. Une autre pièce avec quatre châlits pour nous héberger.

Nous profitons du soleil pour déjeuner dehors. Durant l'après-midi je me balade dans le village. Des maisons éparpillées, des murets de pierres, la Rolwalling, des yacks, le calme. Je vais voir les uns et les autre dans leur lodge. Pour certains c'est la sieste, le repos. L'un d'entre nous est atteint par l'altitude. Maryse, le médecin de la course s'occupe de lui.

En fin d'après-midi les nuages envahissent la vallée, il ne fait pas chaud! L'heure du thé et des petits gâteaux est la bienvenue.
Maryse fait la tournée des lodges pour vérifier que tout le monde va bien. A Na il n'y a pas une pièce assez grande pour se retrouver tous ensemble au même endroit.

Demain nous restons à Na. Nous ferons une marche d'acclimatation vers le Yalung La.


Quatrième étape

 

Journée d'acclimatation: Na (4200 m) - Yalung La (5000 m)


Journée d'acclimatation


Na

 

La trace GPS sur wikiloc


Vers 9 heures, nous partons tous en direction du Yalung La (5310 mètres). La consigne est de redescendre lorsque nous aurons atteint environ 5000 mètres. Chacun progresse à son rythme. Le temps n'est toujours pas de la partie mais j'ai la chance d'arriver là-haut alors que l'on peut toujours admirer les sommets. Longue pause avant la redescente, nous ne sommes pas pressés!

A la descente je fais très attention aux plaques de glace, aux cailloux qui croulent sous les pas, ce serait vraiment trop bête de tomber.

L'après-midi est très calme. Chacun vérifie son matériel pour le lendemain et en particulier le réglage de ses crampons.

Alain, qui déjà n'allait pas trop bien hier, ne va pas mieux aujourd'hui. Avec Maryse et Pascal, il a décidé d'arrêter. Demain il redescend sur Kathmandu accompagné d'un porteur.

 

Cinquième étape: Na (4200 m) - Tso Rolpa (4540 m) - Drolombao Glacier (4800 m)


Etape 5

La trace GPS sur wikiloc

Nous pensions que l'étape du jour, en marche de liaison, allait être rapide et facile en fait cela va être long et éprouvant.

Nous partons vers 9 heures. Le soleil est timide et il ne fait pas chaud. Au début la montée est régulière et nous arrivons assez facilement au Lac de Tso Rolpa vers 4540 mètres.

Cela continue à monter sur le côté de la moraine mais très rapidement nous arrivons devant un mur de pierres, de glace, d'environ 300 mètres de dénivelé. La neige s'est mise à tomber, le brouillard s'est levé. C'est difficile et il faut "s'accrocher". Didier qui a des difficultés est encordé avec Fabien. Très dur pour ce dernier.

Mais lorsque nous sommes arrivés là-haut, le reste du chemin est encore plus éprouvant physiquement. Pendant trois heures environ, nous continuons sur la moraine du glacier de Trakarding. Cela monte, cela descend puis remonte, les cailloux sont instables, nous mettons beaucoup de temps pour arriver au campement. Heureusement la neige s'est arrêtée de tomber.

A l'arrivée, la vision de toutes ces petites tentes colorées, le glacier du Drolombao, les montagnes, c'est tout simplement extraordinaire. J'attendais ce moment là avant même de quitter la France et je ne suis pas déçue. Je partage la tente de Maryse, notre tente, posée sur les rochers, est dans le haut du campement. Nous avons droit à quelques éclaircies et le paysage est grandiose.

Une grande tente nous sert de lieu de rassemblement pour se retrouver, pour manger, se réchauffer. A notre arrivée nous sommes accueillis par un thé chaud, ce sont des moments que l'on l'apprécie.

Cinquième étape         La tente mess

Nous dînons dès 18 heures. Philippe arrive le dernier alors que la nuit est déjà tombée. Il part se coucher sans manger, cela a dû être particulèrement éprouvant pour lui.
Le dîner terminé, chacun part se réfugier dans sa tente. Super nuit pour moi, pour d'autres cela sera plus dur. En particulier pour Fabien qui a la charge de surveiller Didier dont le taux de saturation est très faible.

Demain une grosse étape nous attend avec le passage du Tashi Lapsa.

 

Sixième étape: Drolombao Glacier (4800 m) - Tashi Lapsa (5755 m) - Thame (3820 m)


Etape 6

La trace GPS sur wikiloc

Au réveil, la décision est prise. Didier ne continue pas, son taux de saturation est très faible. Il est exténué. Il ne passera pas dans Kumbu... Pour lui, c'est le retour sur Kathmandu.

Nous quittons notre campement vers 6 heures du matin en direction du Tashi Lapsa.

Cette étape de haute montagne est tout simplement inoubliable. Pour ce passage incontournable entre la vallée de la Rolwalling et le Kumbu, le temps est magnifique. Nous avons vraiment de la chance.

Nous progressons d'abord sur la moraine le long du glacier, un passage sur les rochers puis la glace et c'est le passage du col. Une descente, très raide, dans la glace nous attend. Une corde fixe, installée pour nous, nous aide. Puis la descente devient plus facile mais il y a 900 mètres de dénivelé négatif pour rejoindre Thame et cela me semble long.

Sixième étape

Le passage de ce col nous a permis de passer tout près du Pacchermo. Il semblait si proche... J'imaginais, presque, qu'il aurait été possible de rejoindre le sommet. L'étape a été dure mais si belle. A partir de Tyangbo nous étions sur le parcours de l'ESR 2009. La nuit arrive alors que nous approchons de Thame. Des népalais nous offrent du thé et nous sommes heureux d'arriver au lodge. Cette année je n'aurais pas le temps d'aller faire un tour au temple de Thame.

Les premiers ont mis une dizaine d'heures, le dernier quatorze heures. Avec ses 1100 mètres de dénivelé positif, ses 2000 mètres de dénivelé négatif, un passage à 5755 mètres, ce fut une "grosse" étape!

A Thame, c'est le grand luxe! Une douche, du chauffage dans la salle où nous prenons les repas.



 

Septième étape: Thame (3820 m) - Langde (4340 m) - Renjo La (5340 m) - Gokyo (4750 m)


Etape 7

La trace GPS sur wikiloc

L'étape d'aujourd'hui va nous mener à Gokyo. Nous allons remonter vers le nord jusqu'à Lumde et, de là, nous partirons vers le Renjo La, mille mètres au dessus de nous.

Ce matin tout le monde est fatigué. Certains sont malades. Me concernant, une otite et quelques doigts de la main droite gelés; heureusement cela ne semble pas trop grave.

Durant les derniers mètres avant l'arrivée au Renjo La je suis contente d'avoir Maryse devant moi. Elle avance régulièrement et j'essaye de la suivre. Cela m'évite de succomber à la tentation de m'assoir de temps en temps sur un caillou au bord du chemin.

Je suis très contente de passer par ce col que nous n'avions pas pu franchir en 2009 à cause de la neige. Au col, la vue est somptueuse. Le beau temps nous permet d'admirer tous les sommets dont l'Everest.

Nous prenons tout notre temps avant d'entamer la descente sur Gokyo où nous allons arriver juste avant la nuit. Aujourd'hui encore, des népalais viennent à notre rencontre avec une boisson chaude. Personne n'est monté au Gokyo Ri. Lizzy est toujours première au scratch mais elle n'a plus que 6 mn d'avance sur Jorbir.

L'étape avec ses 1700 mètres de dénivelé positif a laissé des traces sur les organismes. Pour demain ils sont six à avoir décidé de rejoindre directement Pangboche sans passer par le Cho La et le Kalapathar. Philippe de Witte, Marc, Mickaël, Christophe, Maryse, Magali partiront ensemble demain pour Pangboche. Quatre d'entre eux veulent se préserver pour l'ascension du Lobuche. Ils atteindront tous les quatre le sommet.


Septième étape

 

Huitième étape: Gokyo (4750 m) - Chhugyumala (5420 m) - Lobuche (4940 m)


Etape 8

La trace GPS sur wikiloc

Au réveil, je décide de continuer. Je suis fatiguée et c'est normal. Le vrai souci est que j'ai mal à l'estomac et que je n'arrive plus à manger.

Pour notre équipe, le plus dur, ce matin, est d'apprendre que Pascal, notre directeur de course, doit être évacué par hélicoptère suite à une hernie.
Jean-Marc Wojcik va le remplacer aux côtés de Chandra Gurung pour les deux dernières étapes.

Au départ de ce matin il n' a plus que 15 coureurs et 5 trekkeurs.
Gentiment Philippe Pias et Patrice vont rester durant toute l'étape avec moi. C'est vraiment sympa car je suis plus lente qu'eux et, attendre, quand on est soi-même fatigué n'est pas évident.

Huitième étape

Le Lac de Gokyo au matin est magnifique avec le reflet des sommets sur l'eau. Cette année nous trouvons facilement le cheminement sur le glacier de Ngozumbo. Je préfère la montée du Cho La (ou Chhugyumala) depuis Gokyo. En 2009 nous étions partis de Dugla. Avec le beau temps la vue depuis le Cho La est très belle mais nous ne traînons pas. Nous faisons très attention dans le début de la descente: glace, passages exposés. A partir de Dzongla le chemin jusqu'à Lobuche me semble bien long. Nous arrivons enfin en compagnie de Babou qui nous a attendus.

Fabien et Bruno ne sont pas là. A Dughla, ils ont décidé de descendre directement sur Pheriche. Ils n'iront pas au Kalapathar. Cela va leur permettre de prendre des images des premiers sur la fin de l'étape de demain.

Pour la dernière étape, la montée au Camp de Base de l'Amadablam a été annulée car le peloton est trop fatigué.

A l'issue de cette étape Lizzy est troisième à 40mn de Jorbir. Deapak est deuxième.

 

Neuvième étape: Lobuche (4940 m) - Kalapathar (5540 m) - Pheriche (4280 m) - Pangboche (4000 m)


Etape 9


La trace GPS sur wikiloc

Ce matin nous ne sommes plus que 14 coureurs et 4 trekkers à prendre le départ.

Lizzy, Jorbir et Deepak vont gagner l'étape en 4h18 alors que Francis et moi, les derniers, nous mettrons plus de 9 heures.

Dans la montée au Kalapathar, je croise Dolma et Manikala dans la descente. C'est fantastique de les voir, elles survolent les cailloux tout en bavardant.

Je ne regrette pas d'être allée là-haut. La vue de l'Everest, du Nuptse et de tous les autres sommets dans le ciel bleu sans un nuage est un moment inoubliable.

Everest et Nuptse

 

 

 

A partir de Gorakshep, je fais équipe avec Francis pour le retour jusqu'à Pangboche. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour boire ou manger. Lorsque nous quittons Pheriche, la nuit commence à tomber et nous sommes obligés de sortir les frontales.

Nous croisons de nombreux porteurs dans la nuit, beaucoup de femmes sans lumière, avec des chaussures très rudimentaires. Comme toujours la nuit donne une autre dimension à la montagne.

Nous entendons bientôt des chants, des gens qui parlent. Ce sont les porteurs de notre groupe qui viennent à notre rencontre. Ils nous accompagnent jusqu'au lodge où nous sommes bien contents d'être arrivés.

Tout le monde est là, sauf Alain, Didier, Pascal qui sont à Kathmandu. On nous attend pour la cérémonie de remise des prix. Juste le temps de poser le sac, mettre des vêtements chauds. La douche, ce sera pour un autre jour.

La soirée dure fort tard malgré la fatigue. Nous sommes super heureux de cette édition de l'Everest Sky Race qui nous a permis de découvrir des endroits extraordinaires et de nous découvrir. Dans les difficultés le groupe est resté soudé.

L'agence Great Mountain Holidays a vraiment bien géré la course et les événements au cours de ces journées passées en haute montagne.

Nous sommes aussi heureux de voir ceux que nous avions quittés à Gokyo. Cela se voit qu'ils se sont refaits une santé. Je suis particulièrement contente pour ceux qui vont continuer leur séjour en tentant l'ascension du Lobuche.

Le classement.

 

Retour à Lukla: Pangboche - Tengboche - Namche Bazar - Phakding - Lukla


Le retour Le retour La trace GPS sur wikiloc

Ce matin, nous nous retrouvons tous pour le petit déjeuner. Ceux qui restent à Pangboche se sont levés aussi malgré l'heure matinale. Une longue route nous attend jusqu'à Lukla, environ dix heures de marche.

Le retour

Nous partons vers 7 heures. La motivation n'est pas la même que lorsque je suis en haute montagne et je trouve longue la route.

A Namche c'est le marché. J'en profite pour acheter quelques fruits.

Il y a beaucoup de monde sur le chemin, des groupes de touristes, de nombreux porteurs lourdement chargés. Cela change de la solitude dans laquelle nous nous trouvions les jours précédents.

Je fais les dernières heures de route en compagnie de Dolma, Manikala, Jorbir, Chandra, Babou et quelques autres. Avec eux tout devient facile. Ils passent leur temps à discuter, à plaisanter, à rire et c'est avant la nuit que nous arrivons à Lukla.

Le lendemain la météo n'est plus bonne et les avions entre Lukla et Kathmlandu ne peuvent pas voler. Après réflexion ceux qui doivent retourner au travail et qui ont déjà leur billet sur un vol international décident de prendre un hélicoptère. C'est vrai que c'est un peu cher, 300€, mais pour un baptême d'hélicoptère, je suis gâtée. Ce vol de plus d'une heure, près des montagnes, nous donne une autre vision des paysages du Népal.

A Kathmandu, nous retrouvons l'agitation, le bruit. C'est difficile à supporter après le calme de la montagne.

Alors que nous venons d'arriver en France, nous apprenons qu'ils sont sept à avoir atteint le sommet du Lobuche profitant d'une fenêtre météo.



Le montage Vidéo de Christophe